lundi 30 juillet 2007

Vacances


Alpirsbach Forêt Noire (Allemagne)


Voici arrivé le temps de prendre quelques jours de vacances. Pour ceux qui ont repris le chemin du travail je leur dis bon courage! Pour les autres , bonnes vacances. N'oublions pas que vacances n'est pas synonyme de bronzage mais que ce doit être un moment privilégié de détente physique et spirituelle.




Je reprendrai ma chronique dans une petite quinzaine.

A bientôt!




samedi 28 juillet 2007

Les psychothérapeutes et l'eau chaude

Les psychothérapeutes en vogue sur les radios nationales répondent souvent aux auditeurs qui les consultent sur leur mal-être, que les difficultés qu'ils éprouvent dans leur vie sociale et affective proviennent de leur souffrance personnelle et qu'ils ne pourront s'épanouir qu'en apprenant à être bien avec eux-mêmes. Combien de femmes et d'hommes vont suivre des thérapies coûteuses pour s'entendre dire cela! On peut s'en étonner tant il semble parfois que la psychologie moderne a tout simplement réinventé l'eau chaude.

En effet, très tôt j'ai su en apprenant au catéchisme l'acte de charité qu'il me fallait "aimer mon prochain comme moi-même pour l'amour de Vous". L'enseignement de l'Eglise, toujours frappé au coin du bon sens (comment pourrait-il en être autrement d'ailleurs?), sait parfaitement qu'il est impossible de donner au prochain ce que l'on n'a pas en soi. L'amour du prochain, la charité au sens le plus élevé, ne peuvent s'épanouir que dans une âme en paix avec elle-même. C'est, n'en doutons pas, parfois très difficile, humainement parlant et je pense en particulier aux parents et à la famille de la petite Jeanne-Marie Kegelin, enlevée, violée et assassinée en juin 2004 avec une barbarie insupportable. Pour les avoir entendus dans un reportage sur la chaîne télévisée catholique, KTO, je sais qu'ils apprennent le prix du pardon pour l'amour de Dieu. Ils ne peuvent y parvenir que grâce à la prière de l'Eglise qui s'unit visibiliter et invisibiliter à leur propre prière.

Sigmund Freud demeure encore quoi qu'on en dise un fondateur de la psychologie moderne.

Le psychologue apparaît dans une certaine mesure comme le confesseur ou plus exactement le directeur de conscience dans notre société déchristianisée. Là s'arrête la comparaison car si le confesseur nous dit "va et ne pèche plus" le psychothérapeute répond le plus souvent "va continue à pécher puisque cela te fait du bien".


Combien de divorces sont la conséquence de psychothérapies conduites par de véritables Ponce Pilate de la conscience? Ils vous jurent par tous les grands dieux qu'ils sont neutres et que le patient est libre de ses actes. Bien sûr, le thérapeute n'est pas directement responsable d'un divorce au sens où il conseillerait à un patient de divorcer mais la technique qui s'appuie sur déculpabilisation et négation de toute valeur morale incite au divorce quand le patient s'aperçoit que son mal-être est lié, objectivement ou subjectivement, à sa vie conjugale.

La dimension idéologique de la psychologie moderne est flagrante quand des auditeurs consultent à l'antenne sur des questions d'avortement, de vie en couple homosexuel, de relation extra conjugale. J'ai déjà eu l'occasion de l'évoquer dans l'article "la tradi et la psy".


Divan de Freud


Cette dimension idéologique conduit au relativisme puisqu' à aucun moment le psychothérapeute ne peut dire : "Ce que vous faites est condamnable car vous faites souffrir autour de vous". Une telle réponse est un jugement, or le psy ne juge jamais, ce qui le conduit à tourner autour du pot.

Je ne nie pas une certaine utilité de la psychologie à condition de ne pas perdre de vue qu'elle n'est pas et ne peut être une science exacte. Elle peut aider les personnes en mal-être à y voir plus clair à condition de ne pas tomber dans tous les travers de l'idéologie moderne. Elle peut éviter de commettre des erreurs graves vis à vis d'autrui par méconnaissance des mécanismes de la psychologie de l'être. Il est bien évident que le bonnet d'âne dont on affublait les mauvais élèves jadis constituait une énormité pédagogique et ne pouvait aider l'enfant à progresser. Il conduisait le plus souvent au résultat inverse. Mais au nom de la psychologie moderne on a banni le classement scolaire alors qu'il était un indicateur précieux permettant de situer l'enfant par rapport à ses camarades.
Ceci montre que la vraie psychologie reste à inventer, une psychologie qui respecte les valeurs morales et qui fortifie l'être humain dans ces valeurs morales. N'est-il pas plus riche, n'y a t-il pas de meilleur exemple à voir un couple se sortir d'une crise grave tout en renforçant son unité ? L'épreuve, construit l'homme jour après jour à condition de la surmonter.

mercredi 25 juillet 2007

Démocratie: mythes et confusions (I)



Interrogez les Français et vous constaterez que beaucoup sont persuadés que leur vote est déterminant dans la vie politique (le taux de participation aux dernières présidentielles le prouve). Au risque d'en décevoir certains, il me semble utile de rappeler quelques réalités. Tout d'abord, il faut savoir que la démocratie entretient des mythes qui ont la vie dure. Ils sont nombreux mais pour aller à l'essentiel, pour ma part, j'en retiendrai trois :


- Le pouvoir du peuple

- La séparation des pouvoirs

- La volonté générale

Le pouvoir du peuple ou la grande illusion

Pouvoir du peuple, c'est ce que signifie étymologiquement le terme de démocratie. Or, il n'existe que des idiots utiles pour s'imaginer un seul instant que le petit morceau de papier qu'ils introduisent dans l'urne lors de chaque consultation électorale résume la parcelle de pouvoir qu'ils détiennent d'eux-mêmes puisque nos brillants révolutionnaires nous ont appris que la démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple et donc que tout pouvoir vient de chacun de nous. Derrière ce slogan ronflant se cache en fait une toute autre réalité!


Certes, les résultats d'une élection peuvent laisser penser que le citoyen de base peut agir directement sur la vie politique. Ainsi, nous avons élu Nicolas Sarkozy et non pas Ségolène Royal, ce qui tend à prouver que l'addition de chacune de nos voix produit l'effet voulu par la majorité des électeurs. Cela nous semble d'autant plus vrai que nous avions au départ une pléthore de candidats et que rien ne nous interdisait de voter pour l'un plutôt que l'autre. Si donc nous avons voté en toute liberté c'est bien parce que nous sommes souverains et que notre pouvoir s'exprime par le choix des urnes.

Oui, mais encore faut-il s'interroger sur la portée de l'effet produit par le choix exprimé par le corps électoral. Deux exemples particulièrement éloquents nous montrent que notre prétendu pouvoir n'est que leurre: la campagne présidentielle de 2002 et le référendum sur la constitution de l'Europe.

Aux présidentielles de 2002, le président sortant obtient au premier tour 19% des suffrages. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le résultat est peu flatteur pour celui qui briguait la charge suprême pour la seconde fois. Pour un peu, le second arrivé, en l'occurrence J.M Le Pen, lui soufflait la première place. C'est dire tout le crédit que les électeurs portaient à Jacques Chirac et le peu d'enthousiasme qu'ils manifestaient à lui confier un second mandat. Il n'en demeure pas moins que 15 jours plus tard, le même Jacques Chirac était réélu avec 82 % des voix, un score digne des pays communistes du temps du rideau de fer et de la mainmise de l'URSS sur l'Europe de l'est.

Que faut-il en conclure? Que le peuple souverain a tranché? Oui, mais en apparence seulement. Si Jospin s'était qualifié pour le second tour, il est bien évident que Chirac n'aurait jamais obtenu une telle majorité. On peut même supposer que Jospin aurait été élu. Ce second tour est la preuve par l'absurde de l'absence totale de signification du résultat de ce vote car jamais Chirac n'a incarné le choix de 82 % des électeurs, aucun homme politique n'ayant atteint un tel score, pas même le général De Gaulle.

Que s'est-il passé en fait? On a parlé de sursaut démocratique, d'élan républicain etc...etc. En réalité notre système démocratique fonctionne en trompe-l'oeil. Quand les candidats appartiennent au système dans lequel les qualificatifs de gauche ou de droite n'ont de sens que pour ceux qui veulent bien leur en donner un et ne constituent en fait que des labels pour amuser le peuple, on laisse les électeurs décider car quel que soit le résultat les véritables détenteurs du pouvoir savent que rien ne changera en profondeur. En 1981, l'élection de Mitterand a donné l'illusion d'un grand changement dans la politique. Il n'en fut rien. Celui qui avait condamné sans cesse le régime du général De Gaulle, le qualifiant de "coup d'état permanent", n'eut aucun état d'âme en entrant à l'Elysée en chaussant les bottes de son illustre prédécesseur.
Nous observons donc que le corps électoral peut choisr tant que son choix reste conforme aux grandes orientations déterminées par la nomenclatura. Or en 2002, il en était tout autrement. La politique que le Front National, s'il était parvenu au pouvoir, entendait mettre en oeuvre aurait constitué une rupture radicale avec celle menée jusqu'alors aussi bien par la droite que par la gauche. Il était donc urgent de siffler la fin de la récréation et de rappeler aux Français leurs obligations et vers qui devait se porter leur préférence. Et le peuple "souverain" de renvoyer Le Pen méditer sur la versatilité du corps électoral. Ceci nous valut un entre deux tours mémorable, fait de bourrage de crâne afin d'orienter le vote des électeurs.
De même, la rupture préconisée par le candidat Sarkozy relève du langage de campagne électorale. Il est bien évident qu'avec le même parti, les mêmes responsables politiques et qu'en étant lui-même issu de la majorité présidentielle de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy peut difficilement nous faire croire à un changement radical de politique. Certes, il y a eu depuis son élection des changements. Mais un changement de style ne signifie pas pour autant un changement de politique. Pour employer un jargon technocratique, je dirai que si on change les hommes sans changer le référentiel, il ne faut guère s'attendre à des bouleversements. Ainsi, la droite à laquelle on attribue, à tort, les vertus d'ordre, de gardienne des valeurs morales a été à l'origine de lois que la gauche n'aurait pas dédaigné instaurer elle-même comme la loi Neuwirth sur la contraception, la loi Veil pour la dépénalisation de l'avortement, la loi Perben réprimant les propos homophobes et bien d'autres textes législatifs. Quand elle ne renforce pas des mesures prises initialement par la gauche, la droite fait mieux encore en anticipant la politique de gauche par des lois qui sont intrinséquement des lois de gauche.

Aujourd'hui, nous mesurons d'autant plus aisément le large consensus entre gauche et droite que nous voyons des hommes de gauche rejoindre la nouvelle majorité présidentielle sans que cela leur crée un cas de conscience. Si les dirigeants socialistes réagissent c'est bien plus parce qu'en procédant de la sorte Sarkozy les prive de leur fond de commerce au risque de leur faire perdre leur raison d'être, ce qui est, bien évidemement insupportable pour un François Hollande qui se retrouverait bien vite sans troupes et sans emploi.

Le second exemple nous est donné avec l'Europe. Les Français et les Néerlandais ont signifié à leurs pouvoirs politiques respectifs qu'ils ne voulaient plus de l'Europe technocratique et financière. La constitution a été rejetée par la majorité des Français. Aussitôt, les politiciens ont parlé d'une Europe en panne, ce qui est un mensonge flagrant. En effet, l'Europe a continué à fonctionner comme si de rien n'était. Cela ne l'a pas empêchée d'élargir l'union avec les deux petits derniers, la Bulgarie et la Roumanie. Elle a continué à produire ses textes technocratiques sur l'agriculture, la pêche entre autres. Elle a continué à infliger des sanctions financières quand certains états membres se mettaient en infraction par rapport à sa réglementation (cf la pollution des eaux en Bretagne par l'agriculture et l'élevage des porcs). Bref, tout a continué comme par le passé au mépris du vote des Français. L'arrivée du nouveau président de la république est maintenant l'occasion de faire rentrer l'Europe discrètement par la fenêtre, grâce au traité minimum tandis que les Français sont persuadés de l'avoir sortie par la porte et comme chat échaudé craint l'eau, on se gardera bien de demander l'avis du bas peuple. La consultation du Parlement suffira. C'est beaucoup plus sûr. Ainsi, l'Europe continuera sa marche destructrice des nations. Chaque fois qu'un pays européen a tenté de mettre un frein à l'Europe financière et apatride, les dirigeants politiques ont oeuvré pour qu'au bout du compte on parvienne au résultat recherché, quitte à faire voter les électeurs jusqu'à ce qu'on obtienne d'eux le blanc-seing nécessaire, comme ce fut le cas au Danemark.

Les deux cas que je viens d'évoquer, présidentielles de 2002 et référendum sur la constitution européenne, montrent de manière éloquente que notre vote joue de façon marginale. Rien ne saurait infléchir les grandes orientations quel qu'en soit le domaine. En réalité, les politiciens jouent un jeu de façade devant le corps électoral avec la complicité des médias, complicité si étroite qu'elle rejaillit dans leur vie privée par des idylles plus ou moins avouables entre de nombreux hommes politiques et des journalistes (DSK, Borloo, Baroin, Hollande etc). Le microcosme parisien est complexe et peu transparent en réalité. Il existe à Paris des clubs fermés qui permettent aux politiciens de se retrouver, tous bords confondus, dans des dîners mondains. Et je ne parle pas des diverses obédiences franc-maçonniques dans lesquelles se discutent et se préparent les grands projets de notre société.


Alors, nous pouvons continuer à rêver et aller voter, persuadés que nous sommes que demain sera un jour meilleur parce que le peuple souverain l'aura décidé!

Je vous entretiendrai une autre fois de la séparation des pouvoirs et de la volonté générale. En attendant dormez paisiblement avec vos illusions, bonnes gens, la France pendant ce temps continue la route qu'on lui a tracée.

Into Great silence

Great silence is not only the title of a german movies released last december but moreover the spirit or why not the soul of the movies. Classified as a documentary, it rather must be considered as a meditation and a pray with the monks of the monastery of Grande Chartreuse in France nearby Grenoble.

History
The order was founded by Saint Bruno 1n 1084. With six companions he settled in a deep valley of the Chartreuse mountains in french Alps in a solitary site at 1000 meters above sea level. Their purpose was to live completely separated from the world. Solitude is the best word to qualify the way of life of the Carthusian monk. Solitude is not a target but only a mean to have a closer relationship with God.


Into Great Silence
In this movies anything fashionable. Just the poor, simple life of about forty men who decided to follow Jesus Christ. During more than two hours and half whe share their life, day by day. It would be more accurate to write night by night. A large part of the life takes place in the night. The monk raises at 11:30 p.m and after a short pray in his cell joins his brothers in the church for the beautiful night office. Together, all Fathers recitate the office of Matins and Lauds which last between two or three hours. It is a long latin pray in the night which raises up toward God. Don't forget that the Gregorian Chant still remains the official song of the Catholic Church, as reminds us Council Vatican II.
See this movies. It is a lesson and a meditation for everyone.
If you want to know more see the official site of Grande Chartreuse :



If you plan a travel in France, visit the Musée de la Correrie 2 kilometers from the monastery of Grande Chartreuse which is closed for protecting the way of life of Carthusians excepted sundays for mass.

Charterhouses abroad (British or American)

Charterhouse of the Transfiguration
1800 Beartown Road ARLINGTON, Vermont 05250 USA




St Hugh's Charterhouse, PARKMINSTER U.K




mardi 24 juillet 2007

Die grosse Stille


Le grand silence

Je vous recommande, si vous ne l'avez pas encore vu, le magnifique film du réalisateur allemand Philippe Gröning, sorti l'hiver dernier sous le titre original Die grosse Stille, "Le grand silence" dans sa version française. Un DVD est aujourd'hui disponible dans le commerce.
Le silence ne se limite pas au titre du film mais est présent tout au long du film qui nous fait entrer de plain-pied dans la vie cartusienne. Tourné pendant 6 mois au monastère de la Grande Chartreuse dans les Alpes dauphinoises, il est constitué d'une succession de séquences, nous montrant la vie recluse d'un père ou d'un frère chartreux. Images simples. La vie du chartreux est avant tout une vie cachée et humble totalement consacrée à Dieu. Le film ne nous révèle rien d'extraordinaire: Un frère âgé préparant le repas à la cuisine, un autre pelletant dans la neige les carrés de jardin potager en vue des semis de printemps auxquels il faudra penser dès la fonte des neiges. Un père, dans son cellier, sciant les bûches qui alimenteront un vétuste poêle qui chauffe(?) le cubiculum (pièce principale de l'ermitage dans lequel vit le moine). La séance de rasure mensuelle (les cheveux sont entièrement rasés), soins à l'infirmerie etc. Mais aussi de très belles séquences sur le grand office de la nuit, certaiement un des temps forts qui rythment la vie du Chartreux. La louange monte dans la nuit sur une mélodie dépouillée, propre à l'ordre cartusien. On sent qu'elle s'élève au-delà des montagne de Chartreuse dans la nuit étoilée vers le Père Créateur. L'Unique Nécessaire, comme l'appelait Saint Bruno, fondateur de l'ordre en 1084.


Tourné au rythme de la vie des chartreux, le film est donc, inévitablement, un temps de silence que seuls viennent perturber le bruit de la pluie qui tombe sur les feuillages environnants, le goutte à goutte régulier de la neige qui fond en fines perles d'eau tombant sur le dallage de pierre et bien entendu le tintement régulier, paisible, de la cloche qui sonne les heures, qui invite à la récitation de l'Angélus, cette si belle prière de la Chrétienté, et qui appelle les pères à l'église conventuelle. Ceux-ci se retrouvent trois fois par jour pour prier: pour la messe conventuelle, à l'office de Vêpres et pour l'office de la nuit où sont chantées Matines et Laudes.



L'église conventuelle de la Grande Chartreuse

Pas de fond musical, pas d'interview avec toujours les mêmes questions aussi stupides que déplacées chaque fois qu'on questionne un moine et une moniale (Comment vivez-vous la chasteté?), pas de bavardages inutiles sauf à la fin quelques mots d'un vieux père chartreux aveugle. La cécité corporelle n'induit pas la cécité de l'âme. Bien au contraire! Cette coupure dans l'ordre du sensible a certainement contribué à unir plus encore ce moine à Dieu, ce qui explique le sens de ses propos si surprenants dans le monde de jouissance de l'occident: " Si je suis aveugle aujourd'hui c'est parce que Dieu l'a permis pour un plus grand bien pour moi ". Nul doute que dans et par cette atteinte corporelle, qui est une lourde croix à porter, le père a trouvé la grâce d'une communion plus forte, lui qui avait déjà pourtant tout donné pour suivre le Christ.


Messe cartusienne. Les bras en croix pendant le canon de la messe est une pratique propre au rite lyonnais.


On ne regarde pas ce film comme un vulgaire James Bond où un film primé au festival de Cannes. Les acteurs ne sont pas de stars du septième art; pas de Depardieu, de Sophie Marceau, de Tom Cruise. Simplement une quarantaine d'hommes qui ont tout laissé pour la plus grande gloire de Dieu et le salut du monde. Ce film doit être un temps de prière et de méditation sur nos attachements, nos affections souvent désordonnées, nos petites misères qui nous paraissent insupportables et le peu de temps que nous consacrons quotidiennement à Dieu.

Merci, Mes Pères, d'avoir permis ce film, vous qui vivez cachés du monde pour être plus présents à Dieu. Dans votre silence vous nous indiquez la vraie voie. Oh certes, il ne s'agit pas pour chacun de nous de nous transformer en anachorètes du jour au lendemain mais plutôt de nous imprégner de votre spiritualité afin qu'elle accompagne nos actes, nos paroles et nos pensée tout au long des jours ad majorem Gloriam Dei.


Merci, Mes Pères, de nous avoir montré que la Vérité s'affranchit du temps. C'est d'ailleurs une sensation très forte que le spectateur ressent en visionnant le film: le temps n'a plus la même valeur que dans le monde. Time is money dit l'adage anglo-saxon. Le rythme du monastère nous révèle, si besoin en était, une dimension antinomique à cette devise, à savoir que l'argent n'est sûrement pas la préoccupation première des Chartreux. Le temps n'a pas de prise sur le moine. Ce qui frappe avant tout, c'est la lenteur du mouvement qui accompagne les gestes du moine, jusqu' à en imprégner le rythme dans sa propre voix.
Il semble que le temps s'est arrêté une fois que l'on a franchi le grand portail du monastère. Le Chartreux en revêtant l'habit monastique a renoncé définitivement à courir après le temps. D'ailleurs, après quoi pourrait-il bien courir dès lors qu'il se pénétre au fil des années de l'éternité de Dieu comme d'un éternel présent ?
Certes, le moine est prisonnier du temps dans sa corporéité. Il vieillit et meurt. Mais de jeunes moines ont déjà pris la suite dans la louange perpétuelle assurant ainsi la relève des générations jusqu'à la fin des temps.
C'est pourquoi, je suis convaincu qu' à quelques détails près, la vie du père d'aujourd'hui est identique à celle qu'ont connue Don Innocent Le Masson (+ 1703) ou Guigues Ier (+ 1136), pour ne citer que deux prieurs parmi les plus connus.
Deux adages, d'ailleurs, traduisent à merveille l'esprit cartusien:

- Nunquam reformata quia nunquam deformata
Jamais réformée car jamais déformée.


- Stat Crux dum volvitur orbis



Devise que l'on peut traduire ainsi: La Croix demeure tandis que le monde tourne même si le français rend imparfaitement compte du sens contenu dans la devise latine. Stare possède en latin une signification plus forte, plus dense (i.e Stabat Mater) que sa traduction vernaculaire. Nos ancêtres avaient bien mesuré la richesse du latin en utilisant cette langue dans les devises qui accompagnaient les blasons familiaux. Nous sommes toujours très embarassés pour en restituer pleinement le sens précis en français.

Le premier nous indique que les Chartreux n'ont jamais, à la différence d'autres ordres, éprouvé la nécessité de réformer leurs statuts car jamais ils n'ont perdu l'esprit de leur règle monastique fixée dès 1121 par Guigues Ier , le prieur de l'époque, dans les célèbres Coutumes (Consuetudines).


Le second n'est ni plus ni moins que la devise cartusienne. Le film restitue bien la devise dans sa lettre comme dans son esprit.


Site de la Grande Chartreuse

http://membres.lycos.fr/grandechartreuse/chartreuse_menu_monastere.html

dimanche 22 juillet 2007

Papa Benedetto nelle Dolomiti

Immagini di Papa Benedetto XVI in vacanze nelle Dolomiti. Bellezza del luogo, semplicità del Santo Padre colla gente, amore per i bambini. L'uomo scelto dal Christo alla guida della Chiesa cattolica viene tra noi come il buon parroco di un paese tra i suoi fedeli.


Images du Pape Benoît XVI en vacances dans les Dolomites. Beauté des lieux, simplicité du Saint Père avec les gens, amour pour les enfants. L'homme que le Christ a choisi à la tête de l'Eglise catholique vient parmi nous comme le bon curé de village parmi ses fidèles.


Video of Pope Benedict XVI during his currrent vacation in Alps (Dolomites).
Beauty of the site, humility of the Holy Father and tenderness for children. The man elected by Jesus Christ to lead the catholic Church comes among us as a good and simple parish priest amidst his parishioners.


http://www.skylife.it/videoTg24Single/44927

samedi 21 juillet 2007

La tradi et la psy

Version XXIème siècle du loup et de l'agneau de Monsier de La Fontaine ou l'art de se faire piéger par les médias.

Il existe sur une radio qui fit la joie des yéyés dans les années 60 pour son émission de fin d'après-midi dédiée aux succès des chansons de l'époque, bref, vous avez compris de quelle station je veux parler, il existe donc sur cette radio une émission la nuit, ouverte aux auditeurs qui viennent pleurer leur misère, hélas souvent bien réelle et dramatique, ou s'étonner des conséquences de leurs turpitudes. Que de femmes, jeunes ou moins jeunes, sont venues raconter leur souffrance de voir leur être chéri ne pas répondre à l'amour qu'elles leur manifestaient! On pourrait compatir, mais quand dans le même temps, elles avouent que l'objet de leur amour est un homme marié, père de famille, qui jure par tous les dieux qu'il ne voit que par sa dulcinée, qui assure tous les huit jours, c'est promis, juré, qu'il a décidé de divorcer pour enfin partager leur vie avec sa tendre amante mais qui jamais ne concrétise ses promesses, on peut légitimement s'écrier: "Mais qu'allait-elle faire dans cette galère?".


Et la psychologue de service d'expliquer à l'auditrice qu'elle est sûrement tombée sur un homme trop heureux d'entretenir une relation extra-conjugale avec une femme crédule, lui promettant monts et merveilles pour ne pas la perdre mais qui, dans le même temps, n'envisage absolument pas de se séparer de son épouse. En un mot un homme heureux de jouer sur les deux tableaux avec une épouse pour le confort du nid familial (c'est tellement sécurisant) et une maîtresse pour donner un peu de piquant à la vie et sortir de la monotonie d'une vie de couple devenue quelque peu routinière.
Et l'amante de s'étonner et de gémir en se demandant quoi faire: "Vous vous rendez compte, cela fait 10 ans que nous nous connaissons, nous nous voyons tous les quinze jours et je passe des moments merveilleux avec lui. Mais cela fait 10 ans aussi qu'il me dit qu'il va divorcer mais qu'il est obligé d'attendre un peu...à cause des enfants et bla bla... bla bla".
A aucun moment la psy n'est venue rappeler une vérité simple. Chère madame quand on se met dans une situation pas possible, il ne faut pas s'étonner des conséquences que cela engendre. Lorsqu'on fricotte avec un homme marié, on s'expose à des situations comme celle que vous venez de décrire. Que vous recherchiez l'âme soeur est parfaitement légitime, mais nom d'un chien pourquoi êtes-vous allée chercher un homme marié alors qu'il y a tant de célibataires qui attendent?
Encore moins lui est-il venu de tenir le discours qui consisterait à dire qu'une âme droite ne doit pas mettre un couple en danger, que derrière ce couple, il y a des enfants que les adultes se doivent de préserver. Pensez-vous! Un discours moralisateur, ce n'est plus de mise. Le psychologue ne juge pas: je ne me permettrais pas de vous juger, ma bonne dame. Je sais que vous êtes en manque d'amour, ma pauvre, et c'est bien normal que vous vous attachiez à un homme!


Le discours des psy est ainsi fait aujourd'hui. Quand en plus il s'adresse aux paumés de la nuit, il est dangereux car au nom de l'idéologie du monde, liberté, permissivité, jouissance sans retenue, il n'existe plus, ou presque, d'attitude fautive. Les garde-fous ont sauté. D'ailleurs nos bons psys nous mettent en garde contre ce vieux fond de culpabilité qui demeure en nous comme un vestige, une tare héritée de 2000 ans de morale chrétienne. Nous ne sommes plus dans l'ère du poisson (l'Ichtus* des premiers temps du christianisme) mais dans le new age où l'homme s'émancipe, la femme devient propriétaire de son corps ( nous en reparlerons ultérieurement), ou il est interdit d'interdire, ou il n'y a pas aucun mal à se faire du bien (tant pis pour les autres s'ils souffrent de mon égoïsme forcené!).


La psychothérapie est donc excellente pour ceux qui ont mauvaise conscience du fait de leur comportement. Ne vous culpabilisez pas bonnes gens! Elle lève les inhibitions, supprime les interdits, relativise la morale. Mais malheur aux âmes saines qui ont recours à elle, comme ce fut le cas pour une auditrice il y a quelques jours.
Il s'agissait, en l'occurrence, d'une dame qui s'était présentée comme traditionaliste avait cru bon appeler la psy officiant telle la prêtresse pour lui faire part de son désarroi et de sa détresse: sa fille vit avec un homme stérile et vient de recourir à l'insémination artificielle (avec donneur inconnu) pour pouvoir enfanter. Légitime désarroi d'une femme qui ne comprend pas le comportement de sa fille, mais, réaction curieuse quand elle va chercher un soutien moral en frappant à la mauvaise porte. Est arrivé ce qui devait arriver. Tout d'abord,une autre auditrice, trop heureuse de "se payer" une tradi, a décroché son téléphone à son tour et sur un ton particulièrement haineux a littéralement insulté notre pauvre tradi, déjà bien désemparée. La psychologue, au comportement plus mesuré, heureusement, a mis fin à la diatribe de la mégère. Puis elle expliqua à notre pauvre tradi quelque peu perdue qu'il était nécessaire de vivre avec son temps. Avec délicatesse et courtoisie, certes, elle n'en a pas moins fait comprendre à la traditionaliste qu'elle vivait sur des valeurs fausses, surannées etc.


Je ne sais pas ce que l'auditrice a retenu de sa consultation radiophonique mais ce dont je suis sûr, c'est qu'il était suicidaire de venir demander conseil sur une radio en se référant aux valeurs catholiques régulièrement rappelées par les souverains pontifes. Dans l'encyclique Humanae Vitae, Paul VI, replace le couple dans la vision globale de l'homme et le dessein de Dieu. Union et procréation sont indissolublement liés dans la vie du couple. Le catéchisme de l'Eglise catholique rappelle très clairement que l'enfant n'est pas un mais un don et qu'à ce titre nul ne saurait invoquer un prétendu droit à l'enfant pour recourir à des méthodes de procréation contraires à la morale chrétienne et qu'en dernier lieu les couples stériles peuvent recourir à l'adoption.


Ceci nous montre que tout catholique en difficulté doit rechercher aide et assistance auprès de ses frères et soeurs dans la foi et non auprès de médias ou de je ne sais quelle association gagnées à l'idéologie dominante qui n'ont que faire des vertus évangéliques et de la morale chrétienne.





(*) Nota

Ichtus, du grec ancien ΙΧΘΥΣ signifie poisson mais est devenu dans le christianisme des premiers temps le symbole des chrétiens et par jeu de mots l' acronyme de Iesus Christos Theou Uios Soter


I : ΙΗΣΟΥΣ - IÊSOUS : Jésus.
Χ = CH : ΧΡΙΣΤΟΣ - KHRISTOS) : Christ.
Θ = TH : ΘΕΟΥ - THEOU : Dieu.
Υ =U : ΥΙΟΣ - HUIOS : Fils.
Σ = S : ΣΩΤΗΡ - SÔTÊR : Sauveur.


Dans la symbolique le poisson signifie l'eau du baptême qui régénère l'homme dans le Christ sauveur.

mercredi 18 juillet 2007

Due nuovi collegamenti

A tutti gli amici italiani, vorrei proporre due collegamenti esterni che si trovano qui, sulla parte sinistra di questa foglia sotto il titolo "liens".
Il primo che si chiama "De Fide Catholica" è un sito in francese e inglese del Padre Demets, un sacerdote francese della fraternità sacerdotale san Pietro. Don Demets è vicario in Georgia -Stati Uniti. L'ultimo articolo, in fatto la sua omelia della settima domenica dopo la Pentecoste, in inglese, del suo sito tratta del Motu Proprio del papa Benedetto XVI. Il padre ci invita a goderci per la pubblicazione del Motu Proprio Summorum Pontificum. Scrive il padre :" La bellezza della messa latina non è qualcosa che bisogna custodire per noi ma è sopratutto il tesoro della Chiesa che dobbiamo propagare e dividere".
Il secondo sito si chiama Notre Dame des Neiges è un un bel sito con numerosi articoli, preghiere e fotos o ritratti. Io vi consiglio a visitarlo anche se non capite la lingua francese. Non sarete delusi!

Two new links

Now, you can find two new links here on the left side of this page under the headline "liens":

- De Fide Catholica: both in english and french. This is the site of Father Demets, a catholic priest of the Priestly Fraternity of Saint Peter who serves in Georgia - United States- His last report is an interesting point of view about the Motu Proprio Summorum Pontificum called Lex Orendi, lex credendi...lex vivendi.
Father Demets writes this: "The beauty of the Latin Mass is not something that we have to keep for ourselves, but it is a treasure of the Church that we have to spread and share".
We must agree this sentence and hope and pray for our bishops. May they give us, according to the will of pope Benedict XVI, a wide application of the Motu Proprio, specially in France where, unfortunately, many bishops and priests still remain opponents of the Tridentine Mass.
The second site is only in french. It is a very beautiful site with a lot of news, prays, links. You also will find inside many magnificent pictures and photos. Visit this site. Even you don't understand french you will not be disappointed!

mardi 17 juillet 2007

Les Bienheureuses Carmélites de Compiègne

Le 17 juillet 1794 montaient sur l'échafaud, place de la Nation, jadis place du Trône, puis place du Trône renversé sous la grande révolution, les 16 carmélites de Compiègne, martyres de la foi catholique.


Les révolutionnaires nous enseignent les vertus des droits de l'homme par le couperet de la guillotine. Parmi les innocentes victimes, unies à Jésus-Christ par le sang, deux soeurs de 79 ans, deux ennemies farouches de la révolution, deux femmes dangereusement subversives, n'en doutons point!


Une même date pour deux massacres, deux révolutions qui en fait n'en constituent qu'une seule: la révolution de l'homme contre Dieu.


Memento Domine



Monument se trouvant face à l'église-sur-le-sang-versé, représentant la famille Romanov descendant dans les sous-sols de la villa Ipatiev où elle sera exécutée.




La famille impériale avait été réveillée en pleine nuit et invitée à se regrouper au sous-sol. Yourovski, leur garde-chiourme en chef, responsable de la villa Ipatiev leur annonce leur départ. Une insurrection est, dit-il, possible et on s'attend à des fusillades qui rendraient leur présence dans la villa trop dangereuse. On regroupe donc dans une pièce sale et sinistre au bas de la villa Ipatiev le Tsar, sa famille, le docteur Botkine et trois domestiques, Anna Demidova la femme de chambre, Ivan Kharitonov et Alexis Trupp le cuisinier.


En réalité, les bolcheviques ont organisé la "liquidation" de la famille impériale. Adveïev, le responsable et commandant de la garde de la maison Ipatiev, alcooolique, grossier, violent et borné, jugé trop...conciliant!!! a été remplacé par Yourovski, homme zélé, qui organise méticuleusement l'assassinat de la famille impériale et de sa pauvre suite.

Le sculpteur Konstantin Grunberg a immortalisé dans une oeuvre dépouillée et émouvante la descente de la famille impériale dans les sous-sols. Le Tsar porte dans ses bras son fils, le Tsarévitch Alexis qui a la jambe bandée. Atteint d'hémophilie l'héritier de la couronne de Russie souffre fréquemment de maux liés à sa maladie. A sa droite se tient son épouse Alexandra Fedorovna, la Tsarine, à sa gauche Anastasia, l'une de ses filles, les trois autres se trouvent dans la partie supérieure de la scultpure et entament la descente des marches.


Aussitôt les prisonniers sont rassemblés dans la pièce du sous-sol, onze hommes désignés par le Soviet régional entrent à leur tour. Alors, Yourovski sort un papier de sa poche et s'adresse au Tsar: "Nicolas Alexabdrovitch, vos amis ont essayé de vous sauver mais ont échoué. Nous sommes dans l'obligation de vous fusiller. Votre vie est terminée" . Alexandra Fedorovna et l'une des filles se signent. Elles ont compris. Incrédule Nicolas II s'écrie :"Quoi?". Il n'en dira pas plus, Yourovski donne le signal de la boucherie en ouvrant le feu sur l'empereur et son fils. Les autres bourreaux tirent à leur tour. C'est un véritable carnage. On tire, on complète l'ouvrage à la baïonnette. A la fin, le jeune Alexis respire encore, Yourovski l'achève de deux balles. tout s'est joué en quelques minutes. La dynasie des Romanov a été exterminée, désormais place au communisme et à la dictature du prolétariat. La folie humaine aura devant elle de belles années pour pouvoir s'exprimer.


En réparation s'élève aujourd'hui sur les lieux du massacre la magnifique église sur-le-sang-versé, lieu de prière et musée, consacrée le 17 juillet 2003, soit 85 ans, jour pour jour, après l'horrible tuerie.

L'Eglise orthodoxe a canonisé les victimes, martyrs de la foi chrétienne.

lundi 16 juillet 2007

Summorum Pontificum

Deo gratias


Le Très Saint Père vient enfin de rétablir la messe de Saint Pie V dans tous ses droits. Quasiment interdite de fait depuis la promulgation du nouvel ordo missae (NOM), elle n'avait jamais été supprimée en droit. Bon nombre d'évêques et de prêtres considéraient abusivement que la nouvelle messe avait tacitement abrogée la liturgie antérieure et se fondaient sur le fallacieux prétexte du birtualisme inacceptable, de leur point de vue, au sein de l'Eglise pour interdire la célébration de la messe dans la liturgie selon le missel de Jean XXIII (dernière réforme de l'ancien ordo avant son interdiction de facto).


Mais la joie légitime de tous ceux qui attendaient la décision du souverain pontife ne saurait cacher les réactions hostiles ou les analyses consternantes dans leur bêtise ou leur mauvaise foi quand ce ne sont pas les deux en même temps.


Réaction des médias


Les médias et la presse française, en particulier, qui ont une connaissance caricaturale et infantile des choses de l'Eglise catholique ont dit tout et surtout n'importe quoi sur "le retour de la messe en latin", oubliant que le pape actuel comme son prédécesseur célèbrent ou ont célébré la messe en latin lors des grandes fêtes liturgiques à Saint Pierre de Rome. Il s'agit bien sûr de la messe de Paul VI dans sa version latine. Certes, dans la plupart des paroisses on a, le plus souvent, complètement passé le latin à la trappe.



Toutefois, on oublie aussi qu'en dehors des communautés traditionalistes la messe est aussi célébrée en latin. les Bénédictins, en particulier, sont pour la plupart restés fidèles au latin, même dans la célébration selon le Novus Ordo Missae. Les moines de Solesmes, de Kergonan, de Flavigny-sur-Ozerain, entre autres, utilisent le missel Paul VI dans son édition latine.

Certaines abbayes bénédictines ont même restauré depuis longtemps, en pleine union avec l'Eglise, la liturgie traditionnelle: Fontgombault, Randol, Le Barroux et bien d'autres monastères constituent des hauts lieux catholiques où la prière de l'Eglise s'élève sicut incensum - comme l'encens - dans la langue de toujours.

Il ne s'agit donc pas d'un retour au latin mais d'une décision qui rend une juste place à la liturgie selon l'ancien ordo ou Vetus Ordo Missae (VOM). En fait Summorum Pontificum n'est pas une affaire de langue mais va bien au-delà. Les motivations de Benoit XVI sont multiples et la première et non des moindres est l'unité de l'Eglise que le Christ lui a confiée. Il y a aussi l'intention chez le souverain pontife de rétablir une liturgie excluant les excès et les fantaisies que l'on a rencontrés dans de nombreuses paroisses, que Benoît XVI qualifie lui-même de déformations à la limite du supportable.




Réaction du clergé de France

Il y a quelques jours, un évêque se voulait rassurant et s'adressait à ses prêtres en leur disant de ne pas avoir peur. Mais enfin peur de quoi, sommes-nous en droit de dire? L'Eglise de France connaît une crise majeure depuis 40 ans. La pratique est tombée très bas, même pas 10 % de fidèles réguliers, le nombre de prêtres a décru de façon impressionnante à tel point que des évêques font appel à des prêtres africains, entre autres. Les séminaires se sont vidés, la France est quasiment déchristianisée et redevient terre de mission. En proportion, le courant traditionnel fait preuve d'une grande vitalité. il est surprenant de voir que les abbayes fidèles à l'ancienne liturgie suscitent de nombreuses vocations. L'abbaye Sainte Madeleine du Barroux qui n'a pas quarante ans d'existence vient de fonder un monastère, fidèle au principe d'essaimage multiséculaire, dans le diocèse d'Agen. L'abbaye de Fongombault en un demi-siècle a essaimé trois fois, donnant naissance aux abbayes de Randol puis de Triors et au monastère de Gaussan. Les séminaires des fraternités Saint Pie X, Saint Pierre ou de l'Institut du Christ Roi ne connaissent pas le tarissement des vocations. Mais cela n'interpelle pas, comme on dit si bien aujourd'hui, nos évêques! Et tandis que le christianisme se meurt en France, des évêques et des prêtres qui ne veulent pas voir les conséquences calamiteuses d'un apostolat qui a vidé les églises, détourné bon nombre de catholiques de la pratique régulière, tremblent parce que le souverain pontife rétablit la messe traditionnelle dans tous ses droits. On croit rêver! Un enfant de 10 ans serait capable de comprendre les causes d'un tel effondrement, mais eux non! Englués dans leur idéologie moderniste ils redoutent les effets du motu proprio. Cela en dit long sur le sensus ecclesiae de ces ecclésiastiques!

Ceci étant, gardons-nous cependant de tout triomphalisme ainsi que des clichés stéréotypes.
S'il y a victoire, aujourd'hui, c'est celle de l'Eglise toute entière et non pas d'un camp contre un autre. Le motu proprio nous rappelle la promesse du Christ à Pierre: tu es Petrus et in hanc petram aedificabo ecclesiam meam et portae inferi non praevalebunt adversus eam.


De même, préservons-nous de cette propension à nous classifier les uns par rapport aux autres. Il y a déjà la répartition entre conciliaires et traditionalistes et chez ces derniers les "lefebvristes", les ralliés ou "ecclesia Dei", quand on ne parle pas, comme je l'ai entendu à l'époque, des traîtres du Barroux!
Les traditionalistes ne sont pas les seuls détenteurs de la foi. La messe de Paul VI, célébrée en langue vernaculaire, en français pour ce qui nous concerne, peut être très belle; Pour avoir assisté à des messes célébrées par des moines de la communauté des Frères de Bethléem, je puis en témoigner. Que le contenu de la messe de Paul VI soit ambigu à bien des égards, cela est certain, mais il ne faudrait surtout pas en faire un argument ad hominem contre les "conciliaires". Inversement, ceux-ci ne peuvent en aucune façon mettre en doute la foi des traditionalistes en affirmant, comme un évêque vient de le dire très récemment, qu'ils sont plus soucieux de rites que de l'amour de Dieu, pharisiens des temps modernes, où que chez eux la charité fait défaut.
Ces divisions ne sont pas nouvelles dans l'Eglise. Tout au long de son histoire, l'Eglise du Christ a connu querelles, divisions et ce dès les temps apostoliques. Sainte dans son essence, puisque établie par son divin Maître, elle fait face à la faiblesse humaine de ses serviteurs. C'est pourquoi, nous ne pouvons que nour réjouir de la décision du Saint Père que l'on sait tant soucieux de l'unité de la barque de Pierre dont il a reçu la lourde charge.

La publication du motu proprio est donc avant tout une grande joie pour tous ceux qui sont attachés au rite tridentin. Nul doute que l'autorisation donnée par le pape aura, à terme, des conséquences que nous ne pouvons pour l'instant mesurer. La Divine Providence et l'action de l'Esprit Saint, je n'en doute pas une seconde, oeuvreront pour la saint Eglise, mais restons sur nos gardes car dans le même temps Satan, dans sa rage, redoublera d'action de façon redoutable.


La prière reste plus que jamais le meilleur recours.

Iekaterinbourg 17 juillet 1918

La famille impériale de Russie est sauvagement massacrée par les bolcheviques dans la nuit du 17 juillet 1918 à Iekaterinbourg dans les sous-sols de la villa Ipatiev


OREMUS PRO EIS

Iekaterinbourg 17 juillet 1918



REQUIESCANT IN PACE
+


Les Grandes Duchesses Olga, Tatiana, Maria et Anastasia.

Iekaterinbourg 17 juillet 1918


A la veille de la date anniversaire du massacre de la famille impériale russe dans la villa Ipatiev à Ekaterinburg, la chaîne russe PLANETA a diffusé un très beau et très émouvant film retraçant la vie du dernier tsar et de sa famille.

La fin tragique des Romanov est bouleversante et on ne peut qu'être frappé par la similitude du destin de Nicolas II et de celui du roi Louis XVI dans leur marche tragique vers le Golgotha. Une bourgeoisie qui conteste l'autocratie tsariste et qui poussera le tsar à l'abdication, à l'image de nos beaux esprits de 1789 baignant dans les eaux sirupeuses et utopistes des Lumières voltairienne et rousseauiste qui se retrouveront vite dépassés sur leur gauche par les plus enragés. Les libéraux russes déchantent très vite. D'abord confisquée par Kerenski, dont le courant de pensée était minoritaire, la révolution russe est très vite prise dans un engrenage de plus en plus radical et de plus en plus meurtrier à tel point que Kerenski, le socio-révolutionnaire qui abandonnera très vite le pouvoir pour la plus grande joie de l'illuminé Vladimir Ilitch, dit Lénine, apparaît aujourd'hui comme un modéré, on pourrait presque dire un humaniste.

On ne dîne pas avec le diable, même avec une longue cuillère! Pour ne l'avoir pas compris, les libéraux de tout poil dans les deux révolutions se sont très vite retrouvés, apprentis sorciers en herbe, dans la position de l'arroseur arrosé. Madame Rolland pourra monter à l'échafaud en s'écriant:"Liberté, liberté que de crimes l'on commet en ton nom!", il sera déjà bien trop tard. La machine folle exterminatrice s'est mise en marche. Robespierre, Saint-Just, visionnaires exaltés, ont ouvert la voie à tous les apprentis révolutionnaires, ce qui suivra dans l'histoire de l'humanité ne sera qu'une différence de degré et non de nature. Ils tracent la route à Lénine, Trotsky, Mao Tsé Tung, Fidel Castro, Pol Pot et tous ceux qui feront du communisme un gigantesque holocauste au nom de la liberté des peuples! Tous ces régimes sans exception se caractériseront par des milliers, des millions de victimes, le plus souvent sauvagement assassinés.

De même, toutes les révolutions manifesteront une même haine violente de la religion, du christianisme s'entend. Détruire le catholicisme ou l'orthodoxie devient un objectif prioritaire. La révolution est avant toutes choses une révolution contre Dieu.


La commune de Paris et ses sans-culottes trouve son pendant dans une forme plus achevée, si l'on peut dire, avec les soviets (ou conseils) mis en place par Lénine. Louis XVI devient le prisonnier de la commune de Paris tandis que Nicolas II est celui du soviet régional de l'Oural. L'histoire de la captivité de la famille royale se répète d'une manière tragiquement identique dans la captivité de l'empereur russe et des siens. Même populace avinée qui côtoie les souverains prenant un trivial plaisir à humilier leurs prisonniers: les filles du tsar, les Grandes Duchesses Olga, Tatiana, Maria et Anastasia en butte à des moqueries grivoises ou obscènes, la famille dans les deux drames n'étant pas épargnée en rien. Les Romanov comme les Bourbons partagent les affres de l'isolement, du dénuement, de l'humiliation, de la peur. On viole l'intimité d'une famille avec une joie sadique. En filigrane dans les deux calvaires se lit la Passion de Notre-Seigneur, trahi, humilié puis crucifié. En réponse, le Roi comme le Tsar ne se départiront jamais de leur courtoisie, de leur douceur vis à vis de leurs bourreaux. Ils afficherons le même calme courageux jusqu'à l'ultime instant.


Dans les deux tragédies les enfants ne sont pas épargnés. Fils ou filles de souverains ils ne peuvent qu'être éliminés. Ils n'ont pas droit à la vie. Les droits de l'homme ont des limites tout de même! Les deux révolutions, dans leur folie meurtrière, feront preuve du même acharnement à faire disparaître toute trace des souverains et de leur famille. Ah, si l'on pouvait lobotomiser les cerveaux pour effacer tout souvenir dans la mémoire des peuples. Il faut dissoudre les cadavres. Tabula rasa! Rien du passé ne doit subsister.

Le superbe film russe est pas un film ni un documentaire historique. Il est une magnifique prière qui monte au Ciel. L'âme de la Sainte Russie y est charnellement perceptible. Il est une commémoraison et une union mystique du peuple russe au martyre du souverain et de sa famille.

Quand la France sera capable de produire un film identique sur le martyre de son Roi, peut-être, alors, serons-nous un peu plus confiants sur la restauration de l'âme de la France. Hélas nous en sommes loin! Quand une promotion de l'ENA se donne le nom de Robespierre, quand cette même école prenait dans les années 50 la planification soviétique comme modèle d'administration, quand nous nous distinguons des autres pays occidentaux par l'existence d'un parti communiste sans que cela émeuve qui que ce soit, quand aux dernières présidentielles six candidats se réclamaient de l'extrême-gauche, quand les médias ont les yeux de Chimène pour des groupuscules révolutionnaires, pour une Laguiller ou un Besancenot dont le programme politique va puiser ses lignes de forces dans l'idéologie des révolutionnaires soviétiques de 1917, nous sommes en droit de penser que la France vit toujours dans une logique révolutionnaire et nous sommes bel et bien dans une logique révolutionnaire depuis 1789 et ce malgré quelques courtes parenthèses (Loius XVIII, Charles X).
Il suffit, d'ailleurs, pour s'en convaincre, d'ouvrir un manuel scolaire d'histoire.
Prions pour l'âme des souverains martyrs des seux nations et de leur pauvre famille.
Prions pour toutes les victimes de l'idéologie révolutionnaire qui tue toujours.
Prions pour la conversion de la France afin qu'elle redevienne une terre chrétienne.

vendredi 6 juillet 2007

La publicité

La publicité sous toutes ses formes est présente désormais à tout instant dans notre vie quotidienne, volens nolens. De par l'ampleur du phénomène, elle mérite qu'on s'y attarde un instant. Voyons en ses ses manifestations quantitatives et qualitatives. De là nous en tirerons quelques conclusions sur son l'impact économique et sa place dans la société.



La publicité en quantité



Ouvrez votre boite à lettres, qu'y trouvez-vous ?


Prospectus, tracts publicitaires en tous genres


Ouvrez un magazine, qu'y trouvez-vous ?


Une multitude d'encarts publicitaires. Enlevez toutes les pages publicitaires de certaines revues hebdomadaires et vous verrez ce qui restera ensuite: quelques maigres pages d'information, et encore!


Connectez-vous sur internet, ouvrez-votre boite à lettres électronique et vous serez submergés de spams en tous genres.


Allumez votre poste radio. La pub, comme on dit si bien aujourd'hui, y est omniprésente.


Allumez votre récepteur TV sur quelque chaîne que ce soit. Je ne vous donne pas dix minutes avant de voir apparaître une page publicitaire...quand vous ne tombez pas directement sur une annonce. Aux heures de grande écoute, le soir, avant et après le journal de 20 heures, cela devient démentiel. Les émissions sportives, les films, sont régulièrement entrecoupés de "spots" publicitaires.


Et je ne m'attarde pas sur d'autres supports (publicité sur les stades, sur les maillots des sportifs ou par affichage sur la voie publique). On ne peut que constater l'omniprésence de la publicité dans notre vie quotidienne. C'est dire quelle peut être la fréquence des messages publicitaires tous annonceurs et tous supports confondus.



Voila pour la quantité. Mais au-delà se pose la question du coût de cette activité. Nous y reviendrons.



La publicité qualitativement



Je me souviens d'un sketch de Coluche sur la publicité, notamment celle des lessives. Sur le ton de l'humour la critique était bien vue, même si les propos n'étaient toujours de très bon goût.


La première observation que l'on puisse faire c'est que la publicité est avant tout un énorme mensonge permanent sur la qualité du produit vanté. Rarement, les produits sont à la hauteur des qualités que la publicité leur attribue.


Aujourd'hui, de plus en plus la pub ne cherche même plus à montrer les qualités des produits. On associe une image. Quel rapport entre le corps d'une jeune femme nue et une marque de yaourts? Aucun, sauf que le caractère répétitif du message va établir chez le consommateur un lien entre la marque du produit et la beauté, la fraîcheur, la jeunesse. On tente l'acheteur potentiel par des techniques subliminales. L'association d'idées tourne le plus souvent autour des thèmes comme la beauté, la minceur, la virilité, l'érotisme, l'amour, la sensualité, le sport, la nature (l'écolo est très porteur de nos jours).


Certaines campagnes publicitaires paraîssent même pour le moins curieuses. La SNCF, EDF, GDF ont ils vraiment besoin de se faire connaître à travers des messages publicitaires, au demeurant souvent débiles (le dinausaure dévorant un TGV)? Elles semblent avoir été guidées pour d'autres motifs qu'il serait trop long de développer ici. Disons simplement qu'on asiste dans ce cas à un véritable détournement de la fonction publicitaire à d'autres fins.


Comme on le constate, le message publicitaire, mensonger ou suggestif, n'a quasiment jamais de liens directs avec la qualité du produit. Il n'apporte donc aucune information utile et objective au consommateur, de nature à l'éclairer dans ses choix. On peut donc affirmer que la publicité n'a que peu d'utilité pratique.


Par contre, elle exerce des effets ravageurs. Sur notre portefeuille d'abord, dans nos esprits ensuite.




Le coût de la publicité



Je me réfère principalement à la télévision car elle est aujourd'hui le support publicitaire le plus emblématique de tous. De plus, elle est par nature incontournable. Nous pouvons jeter les prospectus sans les lire, tourner les pages publicitaires d'un journal sans les avoir lues, fermer les fenêtres d'annonces sur internet, mais lorsque vous êtes devant votre récepteur TV il est difficile de toujours se soustraire à la quinzaine d'annonces qui précède l'émission que vous entendez suivre.


Je n'ai pas présent à l'esprit le coût de la page publicitaire diffusée sur les écrans mais il me semble, on me corrigera si je me trompe, qu'elle peut aller jusqu'à 200 000 € pour un spot de 30 secondes. Il serait intéressant d'évaluer le chiffre d'affaires que produit l'activité publicitaire. Les sommes en jeu sont très certainement colossales. Elles expliquent en grande partie les chiffres d'affaires mirobolants générés. Quel est le prix offert à un Zidane, un Antoine ou Depardieu, pour ne citer qu'eux, pour leur prestation publicitaire?



Or ce coût doit être compensé pour l'annonceur, s'il veut "rentrer dans son argent". On me rétorquera que c'est par l'impact publicitaire, c'est à dire l'augmentation des ventes, précisément que l'annonceur s'y retrouve. En partie probablement mais chacun est bien placé pour savoir que nous réagissons rarement en fonction des messages. D'autres facteurs entrent en ligne de compte. C'est éminement vrai pour la SNCF. Si je choisis de voyager tel jour en train ce n'est sûrement pas parce que j'ai vu un spot publicitaire vantant le confort des rames TGV la semaine précédente mais bien plutôt en raison d'autres critères tels que l'aspect pratique, le temps, le coût du voyage etc.



Nous devons savoir que le coût de la pub est intégré dans le coût de production, autrement dit il est inclus dans le prix de vente. C'est donc le consommateur qui en bout de chaîne supporte le coût de la publicité.



La publicité et la morale chrétienne



La publicité exerce donc un effet parasitaire indéniable au sens strict du terme, à savoir vivre sur le dos des autres sans rien apporter en contrepartie. La publicité n'apporte aucune valeur ajoutée à un produit, elle ne renseigne jamais objectivement le client potentiel. Au contraire elle le trompe souvent sur les prétendues qualités du produit vanté ou par divers artifices tels que prix de vente qui n'est qu'un prix d'appel qui ne dure que ce dure le temps des cerises, et encore!



Ce qui est certain, par contre, ce sont les profits juteux de ceux qui vivent dans et autour du monde publicitaire. C'est pourquoi, je m'efforce de ne jamais acheter les produits qui font l'objet de matraquages permanents, même si, par ailleurs j'ai recours au TGV et que je continue à m'éclairer à l'électricité.



il me paraît plus sage et plus juste de favoriser, chaque fois que cela est possible, des petites productions locales, sérieuses qui vendent des produits de bonne qualité, pas forcément "vus à la télé", comme si la télévision était un label de garantie. J'aime pour ma part acheter les produits monastiques car je sais que les bénéfices qu'en tireront les communautés religieuses les aideront à vivre quand ce n'est pas parfois à survivre. C'est un geste de charité élémentaire.



La publicité s'efforce de conditionner les esprits. Ce n'est pas moi qui le dit mais Patrick Lelay, ancien directeur de TF1 qui a déclaré en substance il y a un an ou deux que l'activité de sa chaîne ne consistait qu'à vendre des cerveaux (sous-entendu aux annonceurs). On ne peut être plus clair et cynique! La télévision tend d'ailleurs à ne devenir qu'une vaste entreprise de publicité, les émissions n'étant en fait qu'un prétexte et ne servant que d'appât pour mieux ferrer le téléspectateur-consommateur. D'ailleurs cela ne peut fonctionner autrement puique les chaînes privées vivent uniquement des recettes générées par la publicité et les chaînes dites publiques en vivent également, ce qui est d'autant plus scandaleux qu'elles bénéficient de la redevance à laquelle nous sommes assujettis. Un grand merci aux politiques, soit dit en passant qui ont contribué à l'essor publicitaire à la télévision, la tirant par la même occasion, audimat oblige, vers le bas, dans des profondeurs parfois putrides et nauséabondes. Je me souviens d'une intervention télévisée du ministe François Léotard, au milieu des années 80, défendant son projet de privatisation et d'ouverture du monde audiovisuel en nous garantissant que cette mesure permettrait d'attribuer des canaux radios ou TV aux mieux disants qualitativement et que les téléspectateurs seraient les grands gagnants de cette pération. On voit ce que cela a donné 20 ans après.



La publicité déclenche des réflexes pavloviens, en particulier sur les enfants et adolescents particulièrement fragiles. Les parents savent combien il est difficile de lutter contre les effets qu'exerce la pub sur leurs enfants.



D'un point de vue moral, l'activité publitaire telle qu'elle existe aujourd'hui est condamnable. Elle procure des revenus sans commune mesure avec le service apporté, elle est une agression psychologiqe permanente, elle flatte parfois les bas instincts, narcissisme, hédonisme, concupiscence etc.



C'est pourquoi il nous faut, pour nous-mêmes et nos enfants, exercer une grande vigilance dans nos choix. Chacun de nous est un "agent économique" de faible poids. Si je suis seul à bouder un produit, mon attitude n'aura aucun effet mais je crois aux petits ruisseaux qui font les grands fleuves. Aussi convient-il que nous exercions notre discernement à tout moment. Vaste chantier en perspective!